Le ministre De Smedt met le gouvernement bruxellois sur les rails

Avec la présentation du budget 2026 au Parlement bruxellois aujourd’hui, le ministre bruxellois des Finances et du Budget Dirk De Smedt (Anders.) met définitivement le nouveau gouvernement bruxellois sur les rails. Le déficit est ramené à 957 millions d’euros, avec une trajectoire claire et crédible vers l’équilibre budgétaire en 2029.

« Un budget est la forme la plus concrète de la politique », déclare le ministre De Smedt. « Il montre où un gouvernement veut aller. Il montre où un gouvernement investit ses moyens. Et il montre où un gouvernement est prêt à faire des choix difficiles. Ce budget trace précisément cette voie : celle de la stabilité financière, de la réforme administrative et d’investissements stratégiques. »

Point de départ d’une nouvelle legislature

Il y a quelques mois, le gouvernement avait demandé au Parlement d’approuver la première tranche des crédits provisoires pour 2026. Le message était alors clair : l’autorité publique ne dépenserait que ce qui est strictement nécessaire. « Pas de fioritures. Pas de cadeaux. Pas de sapins de Noël politiques », déclare De Smedt à la commission des Finances et du Budget du Parlement bruxellois. « L’objectif était simple : un déficit inférieur à un milliard d’euros. Cet objectif est aujourd’hui atteint. »

Le budget 2026 constitue le point de départ d’une nouvelle législature et trace la trajectoire pour les années à venir. Le déficit pour 2026 s’élève à 957 millions d’euros. Cela correspond à 6,622 milliards d’euros de recettes et 7,613 milliards d’euros de dépenses, y compris une opération budgétaire de 35 millions d’euros de sous-utilisation.

Le budget traduit concrètement l’accord de gouvernement en chiffres et jette les bases d’une politique axée sur la stabilité financière, les réformes administratives et des investissements ciblés.

« Nos ambitions sont claires », déclare De Smedt. « Nous voulons une Bruxelles économiquement dynamique, socialement juste, écologiquement ambitieuse et financièrement stable. Ce budget en pose les fondations. Chaque euro dépensé par l’autorité publique doit faire la différence. »

Remettre de l’ordre

Dans les années à venir, la Région de Bruxelles-Capitale mènera une politique de discipline budgétaire stricte. Le gouvernement se concentre sur ses missions essentielles tout en menant des réformes structurelles.

Cela signifie notamment : la réduction des subsides facultatifs, une diminution structurelle des coûts de fonctionnement et de consultance, une organisation plus efficace de l’appareil administratif et un examen critique des investissements et des projets. Dans le même temps, le gouvernement continue d’investir dans des domaines stratégiques tels que la mobilité, le logement social, la sécurité et la qualité de vie dans la ville.

Où nous économisons et où nous investissons

L’effort budgétaire repose à 80 % sur la maîtrise des dépenses et à 20 % sur l’optimisation des recettes. Le gouvernement fait le choix d’économiser là où c’est possible, tout en continuant à investir là où c’est nécessaire.

Ainsi, en matière de dépenses de personnel, les indexations et augmentations barémiques prévues sont maintenues, mais le moratoire sur les recrutements est prolongé et les départs en 2026 ne seront pas automatiquement remplacés.

Des économies sont également réalisées dans les frais de fonctionnement de l’administration. Ainsi, 17 millions d’euros sont économisés sur les dépenses générales de fonctionnement, 2 millions sur la communication, 50 millions sur la consultance et les études et 2,4 millions sur les loyers. Par ailleurs, l’échelonnement de certains projets informatiques permet une optimisation budgétaire supplémentaire de 10 millions d’euros.

« L’autorité publique doit d’abord remettre de l’ordre dans sa propre maison », déclare De Smedt. « Nous assainissons là où c’est possible afin de pouvoir investir là où c’est nécessaire. »

Dans le même temps, des réformes structurelles de l’appareil administratif sont engagées. Le gouvernement a ainsi déjà décidé de regrouper dix administrations au sein d’une structure de soutien unique, afin d’améliorer l’efficacité, d’éviter les doublons et de réaliser des économies d’échelle.

Selon De Smedt, la discipline budgétaire n’est qu’une partie de l’équation. Le gouvernement veut également réformer en profondeur le fonctionnement de l’administration bruxelloise.

« Bruxelles compte aujourd’hui trop de structures, trop de fragmentation et pas assez d’efficacité », déclare le ministre. « Notre administration ne doit plus grandir. Elle doit être plus efficace. »

Réformer et investir pour renforcer Bruxelles

Parallèlement à cet assainissement, le gouvernement continue d’investir dans le développement de la Région.

Ainsi, 40 millions d’euros sont prévus pour la réaménagement des voiries régionales et de l’espace public, et 50 millions d’euros supplémentaires pour l’entretien des ponts, viaducs et tunnels, financés via Beliris. Des crédits supplémentaires sont également prévus pour les transports publics dans le cadre de la stratégie d’investissement de la STIB.

Des moyens sont également dégagés sur le plan social et urbain. La dotation aux communes augmente net de 24 millions d’euros, 10 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour les hôpitaux bruxellois, et des investissements sont réalisés dans la sécurité et la propreté autour des gares ainsi que dans la lutte contre le sans-abrisme et la problématique des drogues.

« Une capitale doit être une ville où les gens se sentent en sécurité », déclare De Smedt. « Car une ville où les gens se sentent en sécurité est une ville où l’on veut vivre, travailler et investir. »

Des moyens sont également prévus pour les conteneurs à déchets souterrains, la lutte contre le décrochage scolaire et les projets de rénovation urbaine.

De l’immobilisme au redressement

Après une longue période d’incertitude politique et de crédits provisoires, le budget 2026 marque selon De Smedt un véritable budget tournant pour la Région. « Ces derniers mois, les administrations ont dû travailler sans véritable budget complet et le Parlement a dû approuver à plusieurs reprises des crédits d’urgence. Ce n’est pas une situation saine pour une administration », déclare le ministre.

« Il était donc absolument nécessaire de présenter à nouveau un véritable budget. Nous avons négocié, confectionné et déposé ce budget en trois semaines. C’était indispensable pour remettre Bruxelles sur les rails, sur le plan administratif et financier. Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cela possible », conclut le ministre De Smedt.

 

Eva Vanhengel

Woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

Sheraz Rafi

Adjunct-woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

 

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