Le ministre De Smedt lance la première étape vers des finances stables : le budget 2026 déposé à temps au Parlement
Le nouveau gouvernement bruxellois ne perd pas de temps. Le ministre des Finances, du Budget et de la Fonction publique, Dirk De Smedt, entame immédiatement l’élaboration du budget 2026. Un budget clair et adopté en temps voulu constitue la première étape cruciale pour rétablir la stabilité financière de la Région.
« Bruxelles a besoin de clarté et de confiance. Nous n’attendons pas, nous nous mettons immédiatement au travail. Un budget adopté à temps et structurellement à l’équilibre est la base pour remettre nos finances sur les rails », déclare le ministre De Smedt.

Maintenant que Bruxelles dispose d’un gouvernement de plein exercice, le ministre des Finances et du Budget Dirk De Smedt peut immédiatement entamer sa mission de redressement financier de la Région. Conformément aux règles en vigueur, les crédits provisoires arrivent à échéance fin mars 2026. Cela signifie qu’un budget en bonne et due forme devra être approuvé par le Parlement bruxellois au plus tard le 1er avril. Afin de respecter cette échéance légale, un calendrier strict et accéléré est mis en place.
Un calendrier serré vers le 6 mars
Le ministre soumet au gouvernement un planning concret et ambitieux :
- Semaine du 16 février 2026 : préparation du projet de budget 2026 par le ministre et l’administration, sur la base du cadre budgétaire défini lors du conclave budgétaire.
- 19 février : transmission du projet de budget préparé administrativement aux membres du gouvernement.
- Semaine du 23 février : réunions des groupes de travail inter-cabinets (GTI) afin d’identifier les points de blocage.
- 26 février : discussion politique au sein du gouvernement et présentation des notes d’orientation par compétence.
- 5 mars : validation des tableaux budgétaires 2026 et des notes d’orientation.
- 6 mars : dépôt du budget 2026 au Parlement.
Ce calendrier permet d’organiser le débat et l’approbation parlementaires avant l’expiration des crédits provisoires à la fin du mois de mars.
Des mesures d’urgence aux réformes structurelles
Le budget 2026 constitue le point de départ d’une trajectoire plus large. Le ministre veut passer de solutions temporaires à des réformes structurelles visant à éliminer le déficit structurel. « Personne n’emprunte pour combler les trous du passé. On investit uniquement lorsqu’il y a confiance dans l’avenir. Avec ce budget, nous recréons cette base de confiance », souligne De Smedt.
Le ministre insiste sur le fait que les prochains mois ne seront pas seulement consacrés aux chiffres, mais aussi aux réformes : une administration plus légère et plus efficace, moins de fragmentation dans le paysage institutionnel et un renforcement du tissu économique bruxellois. Les missions essentielles telles que le logement social, les hôpitaux et les services publics indispensables resteront préservées.
Gagner du temps pour réformer durablement
L’élaboration du budget 2026 doit permettre de maîtriser la pression aiguë sur les finances tout en créant l’espace nécessaire pour opérer des choix structurels. « J’ai acheté du temps. Il appartient désormais au monde politique d’utiliser ce temps pour réformer durablement Bruxelles », conclut le ministre.
Par cette première décision, le nouveau gouvernement démontre qu’il assume immédiatement ses responsabilités. Le budget 2026 deviendra la colonne vertébrale financière d’une législature placée sous le signe d’une remise en ordre, de la confiance retrouvée et d’une perspective d’avenir pour Bruxelles.
Eva Vanhengel
Sheraz Rafi