Le ministre De Smedt investit 2,6 millions d'euros dans la lutte contre le harcèlement scolaire dans les écoles néerlandophones bruxelloises

Le bien-être est une base essentielle pour réussir son apprentissage. Lorsque les élèves se sentent en sécurité et bien dans leur peau, cela se traduit par de meilleurs résultats scolaires, moins de stress et des compétences sociales plus solides. C'est pourquoi le ministre Dirk De Smedt, membre de la Commission communautaire flamande (VGC) en charge de l'Enseignement et des Infrastructures scolaires, fait de la lutte contre le harcèlement un axe politique majeur de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles.

Le Grand Sondage Scolaire auprès des élèves 2026 révèle qu'un élève sur trois a déjà été victime de harcèlement de la part d'un camarade de classe. Parmi les élèves ayant déjà subi du harcèlement, près de quatre sur dix indiquent que cela s'est également produit en ligne. Le ministre Dirk De Smedt déploie dès lors un plan d'action progressif au sein de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles. Car les écoles, où les enfants apprennent, jouent, grandissent, se heurtent et se réconcilient presque chaque jour ensemble, doivent être des lieux où il fait bon vivre.

Plan d'action contre le harcèlement

Le plan d'action doit renforcer les écoles sur trois axes : prévenir autant que possible le harcèlement, réagir plus rapidement et plus clairement lorsqu'il se produit malgré tout, et mieux soutenir les écoles grâce à des connaissances, des partenaires et des outils concrets.

Une enquête propre menée par la VGC auprès de 164 écoles néerlandophones bruxelloises confirme la nécessité d'un soutien : 40% des écoles n'ont pas encore intégré de politique anti-harcèlement dans leur plan scolaire. Dans l'enseignement primaire, ce chiffre atteint 48%. En outre, près d'une école sur trois indique avoir besoin d'un accompagnement externe pour élaborer une telle politique.

Le ministre Dirk De Smedt : « Un élève qui ne se sent pas en sécurité a des difficultés à apprendre et court davantage de risque de décrocher. C'est pourquoi nous déployons un plan d'action plus large contre le harcèlement dans l'enseignement néerlandophone à Bruxelles. Nous misons sur la prévention, un suivi clair et un soutien concret pour les écoles, les élèves et les parents. Nous voulons ainsi ériger un rempart contre l'absentéisme et le décrochage scolaires, et faire en sorte, ensemble, que les enfants se sentent au mieux à l'école. »

Classe en Action

À l'approche de la nouvelle année scolaire, la VGC rejoint le réseau flamand « Kies Kleur tegen Pesten ». Les écoles néerlandophones bruxelloises bénéficient ainsi d'un meilleur accès à l'expertise, aux méthodologies et aux bonnes pratiques en matière de prévention du harcèlement. Ces connaissances seront diffusées activement, notamment via onderwijsinbrussel.be, afin que les équipes éducatives trouvent plus rapidement le soutien adéquat.

Cette phase prévoit également le renforcement du programme « KLAS IN ACTIE » (Classe en Action). Grâce à l'intervention financière de la VGC, les écoles pourront ainsi mettre en place des projets autour des compétences sociales, de la cohésion de groupe, de l'éducation aux médias, du cyberharcèlement, de la résilience et du savoir-vivre-ensemble. Via la thématique « Mens en Maatschappij » (Homme et Société), les équipes éducatives sont activement encouragées à travailler avec leurs élèves sur le bien-être, le harcèlement et les comportements transgressifs, afin de préserver une dynamique de groupe optimale et de mettre fin au harcèlement. Le programme « Klas in Actie » bénéficie d'une enveloppe de 735.000 euros.

Des moyens supplémentaires pour des environnements à faible stimulation

Par ailleurs, 1.900.000 euros seront investis dans l'aménagement et l'équipement de zones sécurisées à l'école pour les élèves ayant besoin d'environnements peu stimulants. Il s'agit concrètement de créer des espaces calmes où les élèves peuvent se ressourcer, retrouver leur calme, mener une conversation difficile ou aider à résoudre un conflit. De tels espaces aident les élèves à mieux réguler leurs émotions et peuvent prévenir l'escalade.

Une politique efficace de lutte contre le harcèlement nécessite une approche scolaire large et soutenue, dans laquelle enseignants, élèves, parents et partenaires collaborent au maximum pour mettre un terme à ce problème persistant et, in fine, prévenir l'absentéisme et le décrochage scolaires.

Toutes les infos : Subventions et services pour l'Enseignement à Bruxelles | Vlaamse Gemeenschapscommissie

Les écoles peuvent introduire une demande de subvention pour KLAS in ACTIE à partir du 1er juillet 2026.

Pour l'aménagement d'espaces de repos et de récupération (« snoezelruimte ») à l'école, les dossiers peuvent être introduits à partir du 15 août 2026.

 

Eva Vanhengel

Woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

Sheraz Rafi

Adjunct-woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

 

Partager

Derniers articles

Website preview
L’école communale GBS De Puzzel déménage dans un nouveau bâtiment à l’avenue du Pont de Luttre
Pour les élèves de la GBS De Puzzel, l’année scolaire a cette fois commencé à une autre adresse. L’école communale a quitté la rue Fierlant pour un bâtiment flambant neuf situé avenue du Pont de Luttre 140. Il dispose de sa propre salle de sport et de deux cours de récréation, et peut accueillir 250 élèves. Le bâtiment sera officiellement inauguré le 14 octobre.
dirkdesmedt.prezly.com
Website preview
Dirk De Smedt introduit la méthode KiVa contre le harcèlement dans six écoles primaires bruxelloises
Un enfant harcelé n'a pas la tête à l'école : ni au calcul, ni à la lecture, ni avec ses amis. C'est pourquoi la Commission communautaire flamande (VGC) investit à partir de cette année scolaire 2026-2027 dans KiVa, un programme anti-harcèlement scientifiquement fondé, développé en Finlande. Six écoles primaires néerlandophones à Bruxelles vont le mettre en œuvre, avec le soutien de la VGC à hauteur de 15.000 euros.
dirkdesmedt.prezly.com
Website preview
Bruxelles réduit ses dépenses publiques, pas ses ambitions : le déficit plus que divisé par deux
Le gouvernement bruxellois a conclu un accord sur le budget 2027, annoncent le ministre-président bruxellois Boris Dilliès et le ministre des Finances et du Budget Dirk De Smedt. Comme prévu, le déficit budgétaire diminuera l'année prochaine à 719 millions d'euros. Ce faisant, le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la trajectoire vers un équilibre budgétaire en 2029.
dirkdesmedt.prezly.com

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.