Le Gouvernement prend des mesures d’urgence face à la crise sociale et sanitaire en assurant l’hébergement des familles et l’aide médicale urgente
Face à la pression migratoire et sociale croissante, le Gouvernement bruxellois, à l’initiative des Ministres Ahmed Laaouej et Dirk De Smedt, a validé un ensemble de mesures d'urgence immédiates qui combine la sécurisation de l'hébergement pour les familles vulnérables et le déblocage de moyens financiers exceptionnels pour garantir l’accès aux soins des plus précaires.

1. Protection des familles : « Aucun enfant à la rue »
Afin de garantir qu'aucun enfant ne dorme dans la rue dans la capitale, le gouvernement bruxellois a décidé de sécuriser les 325 places d'hébergement menacées de fermeture au 31 mars 2026 :
La prolongation du centre Marie-Curie I (185 places) situé à Anderlecht jusqu’au 30 juin 2026, permettant à 73 enfants de terminer leur année scolaire dans la dignité ;
Le maintien des capacités à Evere (40 places) et à Schaerbeek (60 places) jusqu'à la fin de l'année 2026 pour sécuriser l'accueil des familles vulnérables.
Et l’ouverture du dispositif en semi-autonomie (40 places), aux familles sans-abris, avec renforcement de l'accompagnement pédagogique, médical et social (PMS).
2. Soutien médical de première ligne : rétablir l'accès aux soins et la veille sanitaire
Les personnes sans chez-soi présentent des problématiques de santé nettement plus lourdes et complexes que le reste de la population, souvent aggravées par des obstacles structurels dans l’accès aux soins (les seuils d’accès étant bien trop souvent trop élevés pour le public sans-chez-soi et ses multi-vulnérabilités). Cela constitue évidemment un problème sérieux en matière de droit individuel à la santé, mais aussi un problème collectif en matière de santé publique. La disparition récente du Centre Athéna, la réorganisation du HUB Humanitaire et la suspension des activités de l’équipe Cover ont créé un vide critique dans l'offre de soins de première ligne.
Pour éviter une rupture de soins désastreuse et un engorgement des urgences hospitalières, le Gouvernement bruxellois agit via deux leviers majeurs :
Relance de l’équipe Cover : Indispensable pour le suivi sanitaire des personnes vivant en squats et occupations, l’équipe Cover reprendra ses missions de médiation, de réduction des risques et de veille sanitaire. Ce refinancement permet de recréer le lien avec près de 2.000 personnes réparties dans une cinquantaine de lieux de vie précaires, tout en sécurisant les interventions dans les stations de métro (dispositif SubLink).
Création d’un nouveau dispositif d’aide médicale urgente : Pour pallier la fermeture du Centre Athéna, un dispositif temporaire d'accès aux soins est déployé en collaboration avec la Croix-Rouge de Belgique et Médecins du Monde. Ce service sera opéré via le dispositif RMP (Refugee Medical Point), permettant une prise en charge rapide des patients sans couverture médicale et garantissant la continuité des traitements chroniques. Cela présente l’avantage de pouvoir être mis en place très rapidement, dans une infrastructure accueillant déjà ce type de service, et permettant dès lors une mutualisation effective tant de l’expérience que des services, et par des opérateurs présentant une expertise certaine en la matière.
Une réponse concertée et structurelle
Ces décisions sont le fruit d'une concertation étroite avec les acteurs de terrain (Bruss'Help, Samu Social, Croix-Rouge, Belrefugees, Médécins du Monde etc.). Elles constituent une phase de transition cruciale dans le cadre du Masterplan bruxellois visant à mettre fin au sans-abrisme dans la capitale.
Le Gouvernement rappelle toutefois que la gestion de cette précarité ne peut reposer sur les seules épaules de la Région et souligne l'impact des mesures fédérales sur la situation bruxelloise.
Ahmed LAAOUEJ, Ministre de l’Action sociale, déclare : « Face à la précarité, notre devoir est double : protéger l'intérêt supérieur des familles et garantir l'accès aux soins pour tous. Bruxelles refuse de voir des enfants dormir Bruxelles refuse de voir des enfants dormir en rue ou des citoyens exclus du système de santé. En sécurisant ces places d'hébergement et en relançant des dispositifs médicaux essentiels, nous apportons une réponse immédiate et humaine à l'urgence sociale. La dignité ne peut attendre des solutions structurelles ; elle exige des actes ici et maintenant. »
Dirk De Smedt, Ministre des Finances et du Budget : « Ce gouvernement ne laisse pas des enfants dormir dans la rue et n'abandonne pas les gens sans accès aux soins. Quand les besoins sont si criants, les pouvoirs publics se doivent d'agir. Ces décisions nous permettent de débloquer sans délai des moyens pour héberger les familles et rétablir l'accès aux soins médicaux. En même temps, nous affirmons clairement : Bruxelles assume ses responsabilités, et nous attendons de chacun qu’il en fasse autant. Cette problématique ne relève pas exclusivement de la responsabilité de Bruxelles. Le gouvernement fédéral doit urgemment assumer ses responsabilités. »
Eva Vanhengel
Sheraz Rafi