Dirk De Smedt renforce la lutte contre le harcèlement dans les écoles bruxelloises

Quatre écoles bruxelloises néerlandophones sur dix n’ont pas encore intégré de politique de lutte contre le harcèlement dans leur projet d’établissement. Le ministre bruxellois Dirk De Smedt veut changer cela. Grâce à des investissements ciblés, à un soutien aux écoles et au déploiement de la méthode KiVa, scientifiquement fondée, il fait de la lutte contre le harcèlement une priorité. Le mercredi 21 octobre, le ministre a visité l’école Sint-Jozef à Uccle, où cette approche fait partie du quotidien scolaire depuis plusieurs années.

Le harcèlement ne s’arrête pas tout seul. Il faut une approche claire, portée par toute l’équipe de l’école et intégrée à la vie quotidienne de l’établissement. Selon une enquête de la VGC menée auprès de 164 écoles, 40 % d’entre elles n’ont pas encore intégré de politique anti-harcèlement dans leur projet d’établissement. Pour le ministre De Smedt, c’est un signal clair : il faut soutenir davantage les écoles et faire davantage de place aux méthodes qui ont fait leurs preuves.

C’est pourquoi la VGC s’engage cette année scolaire sur plusieurs fronts dans la lutte contre le harcèlement.

  • 785 040 euros via Klas in Actie, qui permettent aux écoles de mettre sur pied des projets éducatifs pour libérer la parole sur le harcèlement et le combattre.
  • 1,9 million d’euros pour des espaces de calme et de réparation, où les élèves peuvent s’apaiser et dénouer des conflits. 45 dossiers ont déjà été lancés. Les écoles peuvent encore introduire une demande jusqu’au 31 octobre.
  • Une collaboration renforcée avec le réseau Kies Kleur tegen Pesten, dont la VGC est membre depuis septembre.
  • Le déploiement de KiVa dans six écoles primaires supplémentaires, avec un parcours d’accompagnement de deux ans qui démarrera au plus tard en janvier 2027.

D’une politique anti-harcèlement sur papier à une approche dans chaque classe

Comment cela fonctionne en pratique, le ministre De Smedt a pu le constater mercredi à l’école Sint-Jozef à Uccle. L’école travaille depuis plusieurs années avec KiVa, une méthode anti-harcèlement scientifiquement fondée qui ne considère pas le harcèlement comme un conflit individuel, mais comme un phénomène de groupe. Ce n’est pas seulement l’élève qui harcèle ou qui est harcelé, mais toute la classe qui est impliquée. Les élèves apprennent à reconnaître les comportements de harcèlement, à réagir et à prendre la défense les uns des autres.

Pendant sa visite, le ministre a échangé avec l’équipe de l’école sur l’introduction de KiVa, son impact sur le climat scolaire et l’approche concrète du cyberharcèlement. Il a aussi assisté à un cours où la méthode est appliquée.

Que cette approche puisse produire des résultats, c’est ce que montre une étude de la KU Leuven. Après un an de KiVa, on a constaté moins de comportements de harcèlement, les élèves ont fait preuve de plus d’empathie envers les victimes et ont été plus nombreux à prendre leur défense.

« Le harcèlement n’est pas un passage inévitable de l’enfance. Chaque enfant doit pouvoir se sentir en sécurité à l’école. Mais cela demande plus qu’une affiche à l’entrée de l’école ou qu’une journée d’action annuelle. Cela demande une approche claire, jour après jour. Sint-Jozef montre que c’est possible. Avec notre plan d’action, nous voulons donner à davantage d’écoles bruxelloises les moyens et le soutien pour y parvenir aussi. Car une politique anti-harcèlement n’a pas seulement sa place dans un projet d’établissement, mais surtout en classe et dans la cour de récréation », déclare Dirk De Smedt, ministre bruxellois et membre du Collège de la VGC compétent pour l’Enseignement et la Construction scolaire.

Six écoles supplémentaires se lancent dans KiVa

La bonne pratique de Sint-Jozef connaît maintenant une suite. Au plus tard en janvier 2027, six écoles primaires bruxelloises néerlandophones démarreront un parcours KiVa de deux ans. La VGC les soutient via EVO asbl, le titulaire flamand de la licence KiVa, à raison de 2 500 euros par école, soit un investissement total de 15 000 euros.

L’objectif n’est pas seulement de traiter les incidents de harcèlement lorsqu’ils surviennent, mais surtout de créer une culture scolaire dans laquelle le harcèlement a moins de chances de s’installer. Sur la base des premières expériences, la VGC étudie comment étendre cette approche à d’autres écoles bruxelloises.

L’ambition est claire : passer d’initiatives isolées à une politique anti-harcèlement structurelle, portée par toute l’école.

 

Eva Vanhengel

Woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

Sheraz Rafi

Adjunct-woordvoerder, Kabinet Dirk De Smedt

 

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