De Smedt franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l'administration bruxelloise
La concertation sociale sur la réforme du statut du personnel de l'administration régionale bruxelloise s'est achevée hier. Le ministre bruxellois de la Fonction publique Dirk De Smedt a mis de nombreuses propositions sur la table pour moderniser le statut. Dans les négociations, qui ont duré de juillet à aujourd'hui, De Smedt a déposé une proposition de compromis ultime. Toutes les réformes incluses passent et le plafonnement prévu de l'ancienneté pécuniaire après 29 ans n'est actuellement pas introduit.

Concrètement, l'évaluation des collaborateurs aura à nouveau lieu annuellement plutôt que tous les deux ans, afin qu'ils reçoivent régulièrement un retour sur leur fonctionnement et leur développement. Les procédures de nomination et d'évaluation des mandataires sont externalisées, afin de les organiser de manière plus indépendante et professionnelle. Enfin, les jours fériés supplémentaires des 2 et 15 novembre sont supprimés.
"La concertation sociale signifie pour moi qu'on se met à table avec une proposition claire, qu'on écoute les arguments et qu'on est prêt à ajuster, là où c'est justifié", déclare De Smedt. "Dans le même temps, nous maintenons les réformes qui rendent notre administration plus moderne et plus professionnelle. Une évaluation annuelle devrait être la chose la plus normale du monde dans toute organisation moderne."
Le syndicat libéral marque son accord avec le paquet adapté. Les autres organisations syndicales non. "Je remercie le syndicat libéral pour son attitude constructive. Après une concertation approfondie, un gouvernement doit prendre ses responsabilités. Notre administration bruxelloise compte énormément de collaborateurs solides et engagés. Ils méritent une politique du personnel qui est dans l'air du temps."
La réforme fait partie de la modernisation plus large de l'administration bruxelloise. Dans ce cadre, des structures sont fusionnées, des processus sont organisés plus efficacement et les dépenses de personnel sont mieux maîtrisées. Le budget 2026 prévoit déjà un moratoire sur le personnel et le non-remplacement automatique des collaborateurs qui partent.
Eva Vanhengel
Sheraz Rafi